Vous avez une idée d’application pour vos clients ou pour vos équipes, et deux devis à comparer. Avant de parler prix, une question décide de presque tout le budget : faut-il une app à télécharger, ou une application web suffit-elle ? Une agence qui fait du développement d’applications mobiles sur mesure comme Fullstack, à Paris, propose les deux voies : natif iOS et Android, React Native, ou application web progressive (PWA). C’est le bon signe. Un prestataire qui ne vend qu’une seule technologie vous la recommandera toujours.
Le développement d’application mobile se budgète en jours de travail, puis en frais qui continuent après la sortie. J’ai relevé les deux le 2 octobre 2026 : tarifs jour sur Malt, frais et règles d’Apple et de Google. Mon avis vient à la fin, par profil d’entreprise.
Application mobile ou application web : la question à trancher avant tout devis
Une application mobile s’installe depuis l’App Store ou Google Play. L’application web, elle, s’ouvre dans le navigateur, sans téléchargement ni mise à jour à faire. La page de Fullstack le résume bien : la seconde a besoin d’une connexion, la première peut fonctionner hors ligne.
Entre les deux, la PWA. C’est un site qui s’installe sur l’écran d’accueil et se comporte presque comme une app. Pendant longtemps, l’iPhone lui refusait les notifications. Ce n’est plus vrai.
Depuis iOS et iPadOS 16.4, une application web ajoutée à l’écran d’accueil d’un iPhone peut envoyer des notifications push. L’équipe WebKit d’Apple l’a annoncé le 16 février 2023. Avant cette version, c’était l’argument numéro un pour imposer une app native.
Votre public a le smartphone en main, de toute façon. Selon le Baromètre du numérique (édition février 2026), 91 % des 12 ans et plus en possèdent un, et 7 % ne se connectent à internet que par le mobile. La vraie question n’est donc pas « mobile ou pas ». C’est : votre client acceptera-t-il de télécharger quelque chose ?
Mon test, simple : comptez combien de fois par mois un utilisateur ouvrira l’outil. Une fois par trimestre, pour une prise de rendez-vous ou un devis ? Personne n’installera votre app. Plusieurs fois par semaine, pour une carte de fidélité ou un outil de chantier ? Là, l’icône sur l’écran d’accueil vaut de l’argent.
Ce qu’une app installée fait mieux qu’un site
Trois choses, pas dix. Le hors ligne d’abord : un technicien dans un sous-sol sans réseau remplit son rapport quand même. L’accès complet au téléphone ensuite : appareil photo, GPS, Bluetooth, capteurs. Enfin la présence dans les stores, avec une fiche que des inconnus trouvent en cherchant.

Ce dernier point se travaille comme un référencement. On parle d’App Store Optimization (ASO) : mots-clés, sous-titre, description courte et longue, captures d’écran. Fullstack en fait une partie de son offre, et c’est cohérent. Une app que personne ne trouve coûte le même prix qu’une app téléchargée.
Pour le reste, une PWA fait le travail. Un catalogue, un espace client, un formulaire de commande, un tableau de bord interne : rien de tout cela n’exige un store. Ne payez pas une app native pour afficher des pages.
Natif ou multiplateforme : une base de code ou deux
En natif, chaque système a son propre code : Swift pour l’iPhone, Kotlin pour Android. Deux bases de code, donc deux fois les écrans à développer, deux fois les corrections, deux séries de mises à jour.
Le multiplateforme, avec React Native par exemple, part d’une seule base pour les deux systèmes. Pour une TPE, c’est le choix par défaut à mes yeux. Le natif se justifie quand l’app vit de la performance ou du matériel : un jeu, de la réalité augmentée, un objet connecté en Bluetooth.
La question à poser au prestataire tient en une phrase : « Combien de bases de code allez-vous maintenir pour moi ? ». Si la réponse est deux, demandez pourquoi, fonctionnalité par fonctionnalité.
Combien coûte un développement d’application mobile sur mesure
Personne ne peut chiffrer votre app sans cahier des charges. Ce qui se mesure, en revanche, c’est le prix d’une journée. La grille 2026 de Malt, consultée le 2 octobre 2026, donne le tarif jour moyen des développeurs mobiles freelances selon leur expérience.
Par spécialité, la même grille place les développeurs iOS à 576 € et les développeurs Android à 553 € par jour. L’écart entre plateformes est faible. Celui entre un débutant et un confirmé ne l’est pas : presque du simple au double.
Faites le calcul avec vos propres chiffres. Prenons une hypothèse de travail, à remplacer par les jours de votre devis : 40 jours de développement pour une première version. À 415 €, cela fait 16 600 €. À 551 €, 22 040 €. À 595 €, 23 800 €.

Et ce n’est que le code. Une agence facture aussi le cadrage, le design, les tests, la gestion de projet. Ce sont des jours, eux aussi. Un devis qui ne détaille pas ces lignes ne se compare à rien : demandez le nombre de jours par poste, pas seulement le total.
Mon conseil : comparez deux devis sur le nombre de jours et sur le profil de la personne qui code. Le tarif jour seul ne vous dit pas qui travaille sur votre projet.
Les frais qui tombent après la mise en ligne
La livraison n’arrête pas les dépenses. Apple facture son programme développeur 99 dollars par an. Google Play demande 25 dollars, une seule fois, à l’inscription. Sur trois ans : 297 dollars d’un côté, 25 de l’autre. Ce n’est pas ruineux, mais c’est récurrent.
Si vous vendez dans l’app, la commission compte bien plus. L’App Store prélève 15 % sur les ventes numériques des développeurs qui ont gagné moins d’un million de dollars l’année civile précédente (programme Small Business d’Apple). Au-delà, le taux standard reste 30 %. Une application web, elle, encaisse par votre propre solution de paiement.
Prévoyez aussi les mises à jour. Chaque nouvelle version d’iOS ou d’Android peut casser un écran. Je ne validerais aucun devis qui ne chiffre pas la maintenance de la première année.
Sur Google Play, un nouveau compte développeur personnel ne publie pas directement. L’aide de la Play Console exige d’abord un test fermé avec au moins 12 testeurs inscrits, pendant au moins 14 jours sans interruption. La règle vise les comptes personnels créés après le 13 novembre 2023.
Deux semaines de test imposées, c’est à intégrer dans votre calendrier de lancement. Le plus simple : faire ouvrir le compte au nom de votre entreprise, et pas au nom du développeur. Vous restez propriétaire de la fiche si vous changez de prestataire.
Les étapes d’un projet d’application sur mesure
Un projet sérieux suit un ordre proche de celui-ci. Celui que décrit Fullstack sur sa page est classique, et dans ce métier c’est un compliment.
L’étape 2 est celle que les budgets serrés coupent en premier. Mauvaise idée. Une maquette corrigée coûte quelques heures ; un écran déjà codé à refaire coûte des jours. Pour l’étape 5, prévoyez dès le départ ce que vous mesurerez : notre guide d’instrumentation des événements web et mobile détaille la méthode.
Mon verdict par profil d’entreprise
Je ne vous donnerai pas un format valable pour tout le monde. Trois profils, trois réponses.
Vos clients viennent une ou deux fois par an
Application web ou PWA. Aucun téléchargement à obtenir, aucun store, aucune commission sur vos ventes. Un site mobile bien fait suffit.
Vos clients ou vos équipes l’ouvrent chaque semaine
App multiplateforme, une seule base de code pour iPhone et Android. Notifications, hors ligne, appareil photo : vous avez tout, sans payer deux développements. C’est mon choix pour la plupart des PME.
L’app est votre produit
Natif, iOS et Android séparés, si la performance ou le matériel l’exigent vraiment. Budget plus lourd, à assumer comme un investissement produit.
Même logique que pour un site vitrine : le prix de départ compte moins que ce que vous payez ensuite, comme je l’ai montré dans notre calcul du prix d’un site vitrine sur trois ans. Avant de signer, posez la même question à chaque prestataire, par écrit : combien de jours par poste, combien de bases de code, et à quel nom seront ouverts les comptes Apple et Google ?
Questions fréquentes
Quel est le prix d’un développement d’application mobile ?
Il dépend du nombre de jours, donc du cahier des charges. Le tarif jour moyen d’un développeur mobile freelance va de 307 € à 595 € selon l’expérience (grille Malt 2026). Sur une hypothèse de 40 jours de développement, comptez de 16 600 € à 23 800 € pour le seul code, hors design et tests.
Une application web peut-elle envoyer des notifications sur iPhone ?
Oui, depuis iOS 16.4, si l’utilisateur l’a ajoutée à son écran d’accueil. Apple l’a annoncé en février 2023.
Combien coûte la publication sur l’App Store et Google Play ?
99 dollars par an pour le programme développeur d’Apple, 25 dollars une seule fois pour Google Play. Si vous vendez des contenus numériques dans l’app, ajoutez la commission : 15 % sous un million de dollars de recettes chez Apple, 30 % au-delà.
Natif ou React Native : lequel choisir ?
Pour une app de service classique, une base de code multiplateforme comme React Native. Le natif se justifie pour un jeu, de la réalité augmentée ou un usage poussé du matériel du téléphone.




